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05.05.2008

Ce qui est.

Je suis comme morte dans mon lit pendant deux heures. La lumière m'empèche de dormir mais je n'arrive pas à faire l'effort de fermer les volets. Quelques pensées aussi, dans un grand vide pesant. Peut-être que ne veux pas dormir en fin de compte. J'ai peur du vide comme tout le monde mais je fini toujours par y tomber, à trop vouloir vivre parfaitement, à être une étudiante studieuse, une jeune femme motivée... Je ne me permet pas les demi teintes tv-révisions, je n'accepte pas son aide, saisir l'aide est une chose que je rejette en premier lieu, je refuse... mais à vrai dire je dis non sans avoir étudié la question. J'ai peur qu'on me vole ma vie. J'ai peur de ne pas être vraiment capable pour tout. Je préfère monter puis m'effondrer, inlassablement, saigner à chaque fois pour être la meilleure au moins à des endroits. Je met la barre bien plus haute que celle qui conviendrait à une simple humaine. Or je suis une simple humaine. Osons le divertissement, les demi-teintes d'effort, osons se plaidre et demander un coup de main... j'ai envie de toucher à plus de choses, ma vie se résume à quelques capacités bien ancrés mais tellement faible en quantité, et un tas de choses que je n'ose pas faire où que j'ai délaissée, seule devant l'ampleur d'une tâche que j'ai vu par erreur revenant à ma seule charge.

Cette nuit j'ai révé qu'il me détruisait, sourire aux lèvres, avec des mots. En fait ce sont eux qui ont faillit détruire notre couple hier, à coup de mot. J'avais la garde baissé, j'ai répondu sentimentalement à leurs attaques absurdes. Pas de sentiments avec eux, juste de la logique... et ce sont eux qui sont alors déstabilisés : on n'emménage pas avec quelqu'un pour le surveiller, on emménage avec quelqu'un parce qu'on l'aime au point d'emménager avec lui, bien que ce ne soit pas le cas aujourd'hui, j'en envisage la possibilité plus tard, mais loin de là la suspission grandissante, au contraire c'est la confiance qui grandit peu à peu. Quand à mon corps, je suis consciente du risque, en tenant compte de la confiance et en supposant qu'il a aussi peur que n'importe quel Homme, il doit être à peu près égal à celui de me faire faucher par une voiture en traversant, il faut bien vivre. 

 

Empirisme.

... et sans doute ais-je fini aussi par me perdre de vue. Les yeux dans le vague dans le train, je m'apperçois que ce que je vais faire coincide assez bien avec ce que je veux faire. J'ai pas besoin d'études à rallonge pour un métier prestigieux, mais simplement d'arriver à me lever le matin et à partir avec un sourire au lèvres. J'ai pas besoin de faire plaisir à quelqu'un, simplement à moi.

C'est l'été. - 70 euros en shopping.

J'ai vu des magasins qui annoncent encore qu'ils recrutent. * petit espoir *. Et je ferais mon cv sans l'homme, tant pis pour la présentation - de toutes façons je postule pas dans les banques. 

Mes deux heures de cours ce matin m'ont tué. J'ai plus l'habitude. Peut-être plus la motivation, ce matin du moins.

Et j'avais prévu une associabilité épouvantable qui n'a pas eut lieu. Angoisse exagérée. Et puis la classe tout aussi silencieuse - ça doit réviser sec le soir -, et l'été qui me vaut plusieurs regards, ça aide.

...

Je crois que la peur d'exister a presque disparut au profit de la peur de disparaître. Tant mieux.