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23.05.2008
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Depuis mercredi je passe trois-quart de mes journées à dormir, puis peu à peu à lire tout les livres en attente. Des larmes en rentrant de cours, en repensant au phrases de mon prof, en me disant que finalemnt je ne suis pas la seule à vouloir cette autonomie, à rejetter ce paternalisme. Parce que jusqu'ici j'aurais encore pu être une gamine parmi d'autre en crise d'adolescence. Et que quelque part ça m'aurait bien arrangé, que le problème ne soit effectivement que dans ma tête, qu'il ne vienne pas d'eux. J'ai du les tuer, finalement. Faire taire leur autorité pour cause d'illégitimité, ça été le dernier coup, la page qui se tourne enfin complètement. Et je lis des histoires d'ouvertures de yeux retardées, histoire de me sentir moins perdue.
Il s'engueulent à peu près les trois quart du temps, mais je ne réagis plus comme avant, j'entend le bruit qu'il font, je n'en fais pas abstraction, je peux vous dire à présent qu'ils s'engueulent à peu près trois quart du temps, le reste du temps ils dorment, regardent religieusement un film, s'extasient en regardant le chien, ou parlent tout bas sur les voisins.
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