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29.05.2008

29.05 - 00:50

Je dis non aux gens par peur de l'intrusion. Non, même quand je voudrais dire oui. Parce que je ne sais pas dire oui ici et maintenant. Parce que je ne sais pas dire non après avoir dit oui.

Il faut que j'apprenne.

Et c'est seulement après avoir apris celà que je laisserais rentrer un peu n'importe qui dans ma vie.

29.05 - 00:41

J'ai sans doute oublié que si je me suis jetée corps et âme dans cette branche c'est uniquement pour échapper / soigner un transfert psychologique. Il y avait en elle une chose que j'aimais, et là seule façon restante de l'atteindre ce fut de l'imiter.

Maintenant c'est de lui dont je rêve la nuit. De lui dont mes pensées s'éprennent à chaque trou dans la journée. C'est lui que je veux. Lui que je veux être probablement. Barrières, mais certains sourires transpersent à la vue de quelques idées. De la danse, du théâtre, de l'autorité et du respect en même temps. Tout ce qu'il - cette fois - n'a pas été pourrai-je me dire encore une fois, mais arrêter le raisonnement là-dessus serait une faute, une faute stupide parce que déja faite. Nouvelles expériences en perspectives et reflexion mais surtout nouvelles expériences en perspective surtout. 

 

 

27.05.2008

Jusque dans mes rêves.

Je voudrais une cinquantaine d'euros à claquer là. Et ce serait pizza + hôtel-bierre-tv-sexe.

(Et lui aussi.) 

Abus.

Il leur fallait un gosse pour se prouver qu'ils étaient capables de quelques choses. Après lui avoir enseigné que l'amitié n'existait pas, que la vie était rude, et tout autres présages autoritaires qui leur servait à justifier leur propre attitude face à la vie, et après avoir violement critiqué son attitude pour les imiter - le renvoi à leur propre échec était tout aussi douloureux - ainsi que ses "écarts", il finirent par l'imiter. Ils sortirent, se firent des amis, et rendèrent leur vie plus douce et plus confortable.

Je ne leur dois rien, j'ai déja assez payé pour ma (sur)vie.

La désobéissance à été mon moteur de construction. Je ne suis pas rebelle. J'aurais aimé que ce fut le contraire. Il est bon de réver, d'espérer, un peu, les idéaux... mais il faut un jour tout de même se résigner à ouvrir les yeux.

24.05.2008

14h18 (inutile)

Parce que je m'ennuie, un peu.

Partiels dans une semaine et je suis quasiement prête, et plus qu'à attendre pour le studio, pour la bourse, pour le taff, pour les vacances.

J'attends, donc. Je lis, beaucoup, surtout moi qui ne lisais pour ainsi dire jamais.

J'ai une envie de fringue pas possible, sinon. Mais il va falloir se serrer la ceinture maintenant. 

23.05.2008

.

Je crois qu'on aime les gens à la hauteur des chamboulements. Sans lui je n'aurais pas pu, sortir de l'illusion, lâcher prise, voir la vie autrement que ce qu'elle était. Ca été bien plus qu'une inspiration, il n'y a pas de mots.

Et jusqu'ici, comme ensevelie, personne n'avait réussit à faire changer mon regard de direction.

Il est la cause du point zéro de ma liberté. 

.

Depuis mercredi je passe trois-quart de mes journées à dormir, puis peu à peu à lire tout les livres en attente. Des larmes en rentrant de cours, en repensant au phrases de mon prof, en me disant que finalemnt je ne suis pas la seule à vouloir cette autonomie, à rejetter ce paternalisme. Parce que jusqu'ici j'aurais encore pu être une gamine parmi d'autre en crise d'adolescence. Et que quelque part ça m'aurait bien arrangé, que le problème ne soit effectivement que dans ma tête, qu'il ne vienne pas d'eux. J'ai du les tuer, finalement. Faire taire leur autorité pour cause d'illégitimité, ça été le dernier coup, la page qui se tourne enfin complètement. Et je lis des histoires d'ouvertures de yeux retardées, histoire de me sentir moins perdue.

Il s'engueulent à peu près les trois quart du temps, mais je ne réagis plus comme avant, j'entend le bruit qu'il font, je n'en fais pas abstraction, je peux vous dire à présent qu'ils s'engueulent à peu près trois quart du temps, le reste du temps ils dorment, regardent religieusement un film, s'extasient en regardant le chien, ou parlent tout bas sur les voisins. 

22.05.2008

Pantin.

Je ne cessais de me dire "plus tard", plus tard pour comprendre où il y avait réelle injustice et pour me défendre, je ne m'en sentais pas encore assez capable, encore trop jeune, trop amoureuse de mes parents sans doute, mais peut-être simplement avec cette idée là, de ne pouvoir penser sans eux, cette idée était tellement là depuis longtemps, il avaient si bien profité de mon innocence.
 
Alors je ne sais pas si c'est celà qui m'empèche de parler, l'incapacité. Ou si c'est parce que je n'ose parler de ce que je ne sais pas. Ou un mixte des deux : je me sens incapable de trop de choses.
Oui sans doute que j'exagère, parce que c'est bien aussi ce que je fais en angoissant à l'apporche d'un partiel ou d'un choix, ou d'une personne à rencontrer, j'exagère en angoisse et en tout un tas de choses.
 
On en revient donc au point qu'il faut trier et prendre des risques là où on peut le plus. Mais en sachant d'ou le problème vient, ce qui enfin une petite chance de faire partir l'action.  

20.05.2008

21h39

J'ai mal à la tête, un café en attente, et je dois faire une dissertation pour ce soir, à envoyer. J'ai trainé jusqu'au dernier moment, comme d'habitude. Journée fatiguante mais non moins interessante, journée particulière, bizarre je pourrais dire, à aimer les cours pour des phrases personnelles de profs, à ressentir la fatigue et le soucis de ces derniers jours, à ne pas me laisser une minute de répit, brûler une heure à la bibliothèque tout juste après une heure et demi de contrôle. L'activité me va bien finalement. Et j'imagine beaucoup plus de compromis que j'en fait, comme cette rédaction sur un cours à venir, rien de plus interessant, rien de plus motivant.

J'aimerais me débarasser de leurs shémas de vie merdique. 

16.05.2008

Je savoure déja,

les tristes photos que j'ai prise ces quelques dernières années parce qu'elle feront partie du passé, leur acharnement pour me retenir, leur hésitation puis leur panique, dois-je lui faire croire encore qu'elle est si nulle ou lui montrer que je l'aime ?

Ca me fais rire.

Déja.

Je fais le tour des boîtes d'intérim, envoie des cvs partout, trie mes papiers et fais des pronostics méticuleux. Je suis déja partie.

Etudes : que des notes moyennes en ce moment, je ne peux pas être sur tous les fronts, mais j'aurais cette année. 

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