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24.07.2008

En vrac.

Demain signature du bail.        Et ce léger trac de sauter concrètement dans une nouvelle vie, une vie où je gèrerais ce qui me concerne et où je ne gèrerais pas ce qui ne me concerne pas - eux - un total renversement, j'ai hate d'avancer... et peur de m'appercevoir que j'ai fausseement revendiqué mon amour de l'indépendance, peur d'avoir des regrets, peur d'avoir envie de faire demi-tour donc. Mais mon optimisme me garde encore une fois, l'illusion de me dire que forcément demain sera encore meilleur qu'aujourd'hui.

Jamais mon appareil photo quand il le faut.      Sur le pont de Bercy découvert il y a peu avec lui.

Deux façons de réfléchir       La solution ? Croire, puis redescendre sur terre...

Tout m'interesse. Politique, économie, boudhisme... d'anecdoctes en anecdotes, mais surtout d'abord merci l'enseignement tellement général que je suis à la fac. Une façon de compenser mon manque de culture et d'ouverture.

Simone de Beauvoir.     Comme elle je l'échappe... Mais il serait temps de mesurer ce comme elle. Arrivée dans mes lectures au delà de mon âge, j'ai peur de tourner les pages... et devient fortement supersticieuse... 

Couleurs.      Une envie... qui n'a dans le passé jamais duré. Ce sera juste des coussins, rideaux, jetées de lit, bougies, mais rien de plus. J'aime toujours plus souvent ce beige que je retrouve à chaque fois que je tourne une page dans ma vie, cette table rase sur quoi tout est ré-écrivable.

Je ne sais pas si je vais avoir mon année.        Et je m'en fous, je ne sais pas si je vais garder mon boulot, et je m'en fous aussi, seul le studio et tout ce qui s'en suivra compte pour moi, même lui disparait un peu dans ma tête. J'ai besoin d'être omnibulée pour avancer, besoin de développer cette force effroyable de motivation. Une question d'habitude, plus tard surement ce sera plus facile, quand ma confiance en moi aura suffisament grandit.

Il ne répond jamais au téléphone.     Ainsi c'est sans aucun pathétisme que j'ai peur de le perdre, c'est ma concentration qui fait défaut, à ne pouvoir l'utiliser que vers un nombre limité de choses : bail, installation, solitude neuve en perspective. La peur parce que ce serait dommage de le perdre pour celà. Mais n'avons nous pas signé pour une relation qui aime l'indépendance de chacun. Si. Alors j'ai tord de m'en faire. S'en faire, c'est ruiner le contrat, c'est défaire ce nous. Oui. Défaire.

Ma copine s'est faite jetée.       Pour trop de proximité d'ailleurs. Des principes et une illustration empirique qui s'accordent, je prends ça pour une réalité.

21.07.2008

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Y a des livres comme ça. Qui nous rappellent nous. Et qui semble même nous prévoir. Je me suis remémoré mon passé au fil des pages, me suis retrouvé au présent il y a quelques temps et puis me suis arrêté, le deuxième tome posé dans un coin, je n'y ai plus touché. Si je lis la suite maintenant je m'expose à savoir. Si oui ou non. Probablement.

Le livre va rester dans un coin jusqu'à nouvel ordre.

Je m'ouvre à la surprise.

A ma surprenante vie. 

20.07.2008

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Est ce que se dire qu'on a toujours été seule (dans le sens de la montée) est un remède à l'angoisse je-suis-seule.

Oui, ça a l'air.

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Excitation+ trouille. J-12.

Avancer / s'arrêter, se lasser, se déplaire, retomber, affronter encore plus.

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J'aurais voulu que son irresponsabilité et sa suresponsabilité s'annule chez moi, en fin de compte, j'ai les deux en alternatif. Irresponsable de moi et suresponsable d'eux. C'est très bête, faudrait justement que ce soit le contraire.

 

J'ai entérré mes parents, enfin je crois, et c'est ce je crois qui fout la merde. Dans 12 jours je serais fixée. C'est d'un non dont j'ai peur.

 

 

Oui et ça sert à rien de demander à x ou y de venir passer la première nuit avec moi. Ce sera ma première nuit seule. Il va falloir l'affornter, ce néant.

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J'ai la cotte auprès des gosses. A moi la fnac Junior. (On y croit.) 

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C'était faux de penser que les relations aliénaient. Il n'y a qu'une unique relation qui aliène. Plus le résaux est dense et plus la liberté est grande. Il fallait prendre en compte la réalité même : c'est en société, sans cesse en lien avec les autres que nous vivons. Je ne lache pas une branche pour m'accorcher à une autre. Je lache une branche parce que une vision totalisante m'en a fait rendre compte sa fragilité.

"Si mes parents mouraient, je ne serais même pas triste." 

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J'ai peur. Je devrais penser ça va lui faire du bien, ça va me faire du bien, ces vacances, même séparément, vont nous faire du bien. Mais je focalise sur le séparément. Traquant les moindres signes qui auraient put prédire une rupture à nos retrouvailles de septembre. Supposant qu'il puisse y en avoir, supposant vivre dans le mensonge. Je quitte le présent et c'est bien tout ce qui fait le problème. D'abord parce que je dois me projetter dans l'avenir proche pour organiser mes vacances, ensuite parce qu'il faudra organiser les notres fin septembre puis surtout vivre une vie de couple différente, en un an nous avons changé, je me suis envolé de chez moi et lui de ses rèves désespérés.

Ressentir le moment présent.  Respirer un bon coup. Aller mieux, et s'endormir... Aller...

 

J'ai des amis merveilleux. Une fin de rhume. Et un peu de morosité pré-menstruelle.  

19.07.2008

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Et je me reconnais dans presque chacun de ses traits. Sauf peut-être dans la conscience de. Dans ma façon contrainte mais pourtant volontaire de soutenir. Dans ma fatigue. Dans ma fausse patience. Et dans mon tabou encore trop présent finalement de l'égoisme.

Peut-être qu'il me faudra accepter de ne plus rien aimer en elle pour ne plus aimer ce don de soi destructeur qu'elle m'a donné en exemple.

Peut-être que parce que j'en aurais marre, je changerais de modèle à l'opposé, et je deviendrais lui, qui bois, qui se laisse supporter, qui n'est plus responsable de rien, ni même de lui.

La peur me fait dire n'importe quoi. 

Je m'acharnerais chaque jour n'être responsable que de moi. Mon esprit de plus en plus discipliné rendra la tache plus facile. Et l'écriture sera un garde fou à tout débordement d'un côté comme de l'autre, un devenir elle ou un devenir lui.

Du moins j'aurai essayé. 

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L'architecture est une espèce de métaphore de ce que je veux faire, la même chose dans la forme, mais un fonc qui compte beaucoup moins pour moi. Créer, construire, élever, laisser une trace. Ce sera donc mon plan B.

16.07.2008

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Elle n'a tellement plus rien a dire qu'elle me fait la morale pour avoir acheté un sac a 60 cts a ikéa. Et on passe très vite du sac à tu as besoin que je t'apprenne à gérer l'argent.

11.07.2008

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Je me disais que ma mère était la plus coupable. En fait c'est peut-être que cette histoire me touche plus personnellement : à lui je lui ressemble dans cet oubli de soi, mais pas dans la façon de le faire, j'aime controler, je ne veux pas perdre ce controle dans un verre, c'est ainsi à elle que je ressemble le plus, pour arriver à m'oublier sans perdre le controle, je me met à controler les autres.

C'est la pitié également qui constitue mon alibi à ce comportement, il ne sont pas capables de se débrouiller sans moi.

Peut-importe si celà est vrai ou pas, je n'ai pas à m'occuper d'eux plus que de moi.

De l'autre côté, désormais consciente de lui ressembler sur bien des points, je me surveille, me demandant sans cesse si je vais bien, si je profite du moment. Ainsi je suis incapable de supporter le moindre mécontentement, la moindre imaptience, il me faut tout, bien, tout de suite. Incapable de compromis, de réflexion, et de flexivité.

Ca me vaut des cris, des embrouilles, et aussi des prises de têtes tardives, seule : je me vois en elle et condamne toute ressemblance, la moindre petite aide en est une, la moindre attente, le moindre compromis.

Ne pas m'oublier, à plus ou moins long terme, garder cette premiere place dans mes préocupations, au final, voir dans les situation au moins une possiblité d'apprendre et d'être encore plus heureuse. Voilà quelle devrait être la limité à l'alarme qui sonne en ce moment trop intempestivement. 

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